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Seconde partie
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RÉTROSPECTIVE
D’UN
MONDE IMMACULÉ
à Burle Marx
Je vis dans
un monde violé
pollué et déchiré
Le vert, fané, pleure de la rosée
dans ce temps de débauche
Le monde des
fleurs
a été détruit
dans ce temps d’épines.
Le vert, fané, pleure de la rosée
dans ce temps d’arlequins
L’enfance
sublime
pleine d’images et de liberté
envahit mon souvenir:
L’air pur
et le ciel éclatant
de cette époque furent dépouillés
de ce moment heureux.
Je vis dans un monde violé
pollué et déchiré.
Le vert, fané,
pleure de la rosée
dans ce temps dépravé.
(1973)
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LA
PLACE
Dans la vie
imprévue
j’ai rencontré rimes et sourires
dettes et doutes
et la promesse d’une place en paradis
mais c’est un fait
je ne trouve aucune place sûre
où mettre ma voiture
achetée a crédit.
(1974)
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VERTICALITÉ
Dans le développement
vertical
d’une ville
l’humilité de l’homme universel
est anéantie.
J’ai pleuré
des gouttes d’inspiration
pour le manque d’humanisme
de cette vie burlesque.
(1974)
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URBANISATION
Désormais
le poète des villes
ne chante plus, il pleure.
Il pleure le son des cloches, le sifflet
le cri et l’hymne
la kermesse et la prière
la hâte et le stress.
(1974)
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POLLUTION
Rempli d’angoisse
et d’enchantement
je respirai un lys arraché
jeté, perdu dans le coin
de ce jardin d’épines
et de roses, au bord du chemin.
Contrit, je respirai son parfum
mais le sens du poète
pollué, ne perçut rien....
(1974)
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LA
SOLITUDE OU L’ESPRIT DU MAL
Dans le mysticisme
l’esprit du bien et du mal
prend l’apparence d’un être humain
Dans les grandes villes
la solitude, tel l’esprit du mal
envahit n’importe qui.
Et la solitude a crée
la haine, l’envie, la corruption
et aussi l’hypertension
(1977)
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QU’EST-CE
QUE CE MONDE?
La peur est
dans tous les coins
derrière les visages mal rasés
et les maquillages criards
Qu’est-ce que cette crainte, ô poète?
Comment sera
ce démon, pour que nous puissions
monter une barricade, nous unir
et le combatre, confiant dans le courage du
voisin?
Qu’est-ce
que cet effroi qui terrifie l’homme
l’intelligence et détruit
ce qu’il y a de plus sacré
la liberté.
Les hommes
se sont-ils perdus entre les monstres
nés de leur propre imagination ?
Jusqu’à quand supporteront-ils ces vilains
qui étouffent la création
et nous obligent à nier nos croyances
et à dire ce que nous ne voulons pas.
(1977)
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SOLIDARITÉ
Que deviendra
l’homme
dans une société
malade et sans solidarité?
Qu’est-ce
que cette ville
si remplie d’égoïsme
où les poètes pleurent
le manque d’amitié
et chantent la nostalgie?
Que deviendra
l’homme
qui prèche le faux
à la recherche de la vérité
et se perd de solitude?
Que deviendra
le poète
qui parlera de cette époque:
Un fou? Un rêveur
Ou Prêcheur d’un nouvel avènement?
Désormais,
je ne trouve plus de réponses
et j’ai des doutes sur le chemin à suivre
Je ne puis
même plus penser,
je lèverai une bannière
je ferai des adeptes et comme sur la Montagne
je multiplierai l’amour
afin d’apprendre aux hommes
à s’unir.
(1977)
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MÉLANCOLIE
NOCTURNE
Mon esprit
voué au vague à l’âme
j’écoute le bruit de la ville
pressentant la dignité humaine
mais je trouve l’intégrité violée.
Un jour je
donnerai à l’ennemi
le rouge de la vie
qui est en moi.
(1977)
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FAUX–PAS
Mes vers sont
des faux-pas
du peu d’amour et de la privation
des rancoeurs et de la bassesse d’âme
des faveurs et de l’étroitesse
d’une époque sans solidarité.
Mes vers sont
des faux-pas
du peu de courage, de l’émotion
et de la déception de ne savoir transformer
chaque poème en une lutte pour la liberté
où chaque rime pourrait célébrer
l’immensité de l’amour.
(1977)
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