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SENSATION
Quand je sens
la désilusion, je cherche tes mains
qui m’apportent le bien-être et me font frémir.
Indécis, je respire le parfum de ta présence
suspendu, dans les nuées
de l’imagination.
Sur le papier
ou j’écris, tes formes s’esquissent
et comme des ombres, je vois ton corps nu
Alors, un pâle sourire illumine mon visage
dans l’instant de te caresser, d’un profond
lointain,
j’écoute des voix et des pas
et le battement de la machine à écrire.
L’espace d’un
instant, ta nudité disparaît
et mes mains cherchent à refaire le temps.
Un léger frisson envahit mon âme
et un souriant désir
me console, parce que je sais
qu’en rentrant à la maison, sur le lit
je trouverai la chaleur de ton corps.
(1971)
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